Dans le cadre du programme de Monumenta 2011 et pour faire suite à mon post sur l’oeuvre intitulée Léviathan d’Anish Kapoor, qui est une sculpture monumentale présentée au grand palais, voici six sculptures de ciment, du même artiste, exposées à la Chapelle des Petits Augustins de l’école nationale supérieure des beaux-arts.
Ces hautes tours grises évidées se présentent sous la forme de proto-architectures, sortes d’édifices des premiers temps de l’humanité, comme par exemple les ziggourats en briques mésopotamiennes.
Ces sculptures sont conçues avec l’aide d’un logiciel, tandis qu’une machine, expulsant et déposant la matière, procède à leur édification. Ces œuvres témoignent de l’intérêt de Kapoor pour l’auto-génération.
J’aime bien le contraste de ces pièces auto-générées (sans intervention humaine) avec la beauté des toiles de la renaissance italienne de la Chapelle des Petits Augustins. Sans aucun doute une belle remise en question sur la nature de ce que l’on nomme l’art…

Où se situe l’oeuvre? à la renaissance avec un énorme travail du peintre et de ses élèves? ou maintenant avec les machines? On me répondra les deux…et pourtant je pense être plus émue et interpelée par les toiles de la renaissanxe dans cette chapelle porteuse de tout un passé. A moi d’aller sur place pour me faire une opinion.
Expo terminée – c’était dans la chapelle de l’école des beaux-art