Un artiste américain né en 1967, compagnon de la chanteuse & actrice Björk, un dingue mais brillant… un article du Figaro résume bien le positionnement de cet artiste : “comment atteindre une certaine forme de transcendance en s’imposant une discipline sportive de fer, à la limite de la torture ?”
Son oeuvre est faite de vidéos, de photos ainsi que de sculptures. L’objectif de Matthew Barney est de réaliser des dessins au crayon dans la douleur extrême, sous la contrainte physique, d’où le titre (en anglais) de son exposition actuellement à Bâle : “Drawing Restraint”, “Form can only take shape when it struggles against resistance”. Exemple : dessiner au plafond en sautant sur un trampoline, dessiner, accroché à une corde au ras de l’eau sur un bateau qui traverse l’atlantique avec un crayon mis dans la bouche d’un poisson etc….. Tout cela est très surprenant, à la limite du rire parfois mais on ne peut rester indifférent aux mystères de son monde….. l’art est-il fait pour être toujours compris ?
Matthew Barney représente bien cette tendance du “performance art” ou c’est la performance sur le moment qui fait l’acte artistique. Il réalise aussi des sculptures en plastique/résine blanche qui rappellent sa réflexion lors de ses performances physiques.
Présenté au Schaulager jusqu’au 3 octobre 2010, fondation Laurenz, la série de 16 “Drawing Restraint”, 16 performances dont 2 réalisations N°17 et 18 affectuées au Schaulager en Mai 2010.



