BMW Oracle est le gagnant de cette première manche de la 33ème America’s Cup. Malgré toutes les batailles juridiques de ces deniers mois entre le team Suisse “Defender” Alinghi (le détenteur de la coupe) et le team “Challenger” Américain BMW Oracle, ainsi que les millions de dollars déboursés ($150 millions par bateau), la course, une fois lancée à offert un superbe spectacle. De la stratégie, de la performance, du suspens et surtout des équipages démontrant une très grande maîtrise de ces bateaux carrément hors normes.
1/ Les bateaux : hors normes !
Des monstres aussi délirants que le Spruce Goose, l’hydravion de Howard Hughes (Nov 1947).
- Alinghi, catamaran de 27m x 27m (2 courts de tennis), mat de 62 mètres, le tout en carbone, winchs hydrauliques pour hisser les voiles. Le génois d’Alinghi est la voile la plus grande au monde (1100m2).
- BMW Oracle 90, trimaran de 34 mètres, disposant d’une aile de 68m de haut en lieu et place de la grande voile de 3,5 tonnes et disposant de 250 capteurs.
Des bateaux qui avec 6 noeuds (12km/h) de vent produise une vitesse de 18 à 20 noeuds (40km/h)
2/ La 33ème édition : particulière !
Depuis 1983, la compétition se joue en deux actes, la coupe Louis Vuitton qui se dispute entre une dizaine de syndicats / équipes pendant 3 mois. A l’issue de ce premier acte, le vainqueur de la Louis Vuitton rencontre le détenteur / defender de la coupe. Cette année pour des raisons obscures entre Alinghi et BMW Oracle, la compétition se résume au duel entre ces 2 équipes. A priori la 34ème édition retrouvera un format plus classique en 2 actes et sans doute avec des monocoques.
3/ La course 1
Commentaire ci-dessous en provenance de www.americascup.com
Départ : Prioritaire en tribord, le barreur d’USA, James Spithill s’est élancé pour croiser devant Alinghi 5. Le bateau suisse était sur sa trajectoire et les deux multicoques sont montés au dial-up (bateaux arrêtés face au vent, bord à bord, comme le faisaient les Class America et comme on le fait en Match Race).
C’est alors que l’équipage américain a protesté, estimant que le catamaran suisse ne s’était pas écarté suffisamment tôt lors de ce premier croisement. Les arbitres ont donné raison au Challenger et le Defender a écopé d’une pénalité (360°) qu’il doit effectuer avant l’arrivée.
Et ce n’était pas fini. Au coup de canon, c’est Alinghi 5 qui s’est élancé en premier et seul. Le trimaran américain était totalement arrêté, sans voile d’avant, et au-dessus de la ligne. USA a pris le départ 1 minute et 27 secondes après son adversaire.
Ensuite USA à démontré la puissance de son aile rigide avec une vitesse supérieure de 1 à 2 noeuds par rapport à Alinghi, pas énorme mais suffisant pour faire la différence, à mi course BMW Oracle passe en tête pour ne pas la quitter jusqu’à l’arrivée
4/ Suite du programme
Course 2, dimanche 14 février à partir de 10h00

